L’ancien centre de Mont-de-Marsan André Boniface, légende du rugby français et père fondateur du French flair, est mort lundi à l’âge de 89 ans à l’hôpital de Bayonne. Trois-quarts centre de génie des Bleus, associé à son petit frère Guy (décédé prématurément dans un accident de la route le 1er janvier 1968), André Boniface a remporté quatre Tournois des cinq nations et décroché un titre de champion en 1963 et trois Challenges Yves-du-Manoir avec le Stade Montois, son club de toujours ou presque.

Le club landais lui a rendu un long hommage sur son site internet. «Au-delà de ses exploits sur le terrain, Dédé était également reconnu pour son élégance et son engagement envers les valeurs du rugby. Sa carrière exemplaire a inspiré des générations de joueurs et de passionnés. Par ailleurs, il est l’un des créateurs du jeu à la montoise, synonyme de mouvement et de rapidité, salue le Stade Montois. La disparition d’André Boniface laissera un vide immense au Stade Montois Rugby et dans le monde du rugby français et international. Ses performances légendaires et le respect qu’il a suscité tout au long de sa vie, tant sur le terrain qu’en dehors, sont la preuve que son héritage perdurera à travers tous nos souvenirs.»

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La Ligue nationale de rugby a également tenu à saluer un joueur et une personnalité qui «marquera le rugby français pour l’éternité. Le french flair, c’était lui. À Dax, puis à Mont-de-Marsan (dont il sera également entraîneur) pendant 20 ans, il déambula dans les défenses de tous les clubs avec le génie de ceux qui ont le rugby dans le sang. Champion de France mais aussi quatre fois vainqueur du Tournoi des six nations avec les Bleus, il laisse derrière lui une carrière exceptionnelle».

Jean-Marc Lhermet, ancien joueur international de Clermont devenu manager du XV de France, a publié sur X un tweet dans lequel il souligne qu’«avec la disparition de André Boniface, le Rugby Français perd un de ses joueurs les plus talentueux. Par sa grâce, son esthétisme, André fut un symbole du fameux “French Flair”.»

De nombreux amoureux du rugby ont également témoigné de leur tristesse après la disparition de «Boni», un joueur qui a profondément marqué les esprits. Et bien au-delà des frontières de la France. «Il était reconnu dans le monde entier, nous a ainsi confié Jo Maso, son successeur en équipe de France qui était devenu son ami. La première fois que je suis allé en Nouvelle-Zélande, les gens ne me parlaient que d’André Boniface.»