Le football a Clairefontaine, le rugby, Marcoussis, et la gastronomie française aura bientôt son centre national. « Il est indispensable de mieux repérer et accompagner le développement des compétences d’une nouvelle génération de chefs talentueux », justifie Olivia Grégoire, ministre déléguée en charge du Commerce et du Tourisme, désireuse de détecter les prochains Kylian Mbappé et Antoine Dupont des fourneaux. Elle regrette amèrement que la France ne soit « pas toujours représentée dans toutes les compétitions culinaires mondiales » et n’y tienne pas toujours son rang quand c’est le cas. Puisque la réputation de la France ne suffit pas, le gouvernement lance une stratégie pour « faire rayonner la haute gastronomie française ». Celle-ci passe par la création d’un centre national de la gastronomie et des métiers de bouche. À l’image des sportifs de haut niveau, les éléments les plus prometteurs bénéficieront de « parcours d’entraînement et de préparation à des compétitions internationales pour les équipes de France de métiers de la gastronomie », précise le gouvernement, qui semble avoir faim de médailles.

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Ce dispositif verra le jour sous la forme d’un groupement d’intérêt public (GIP). Partenaires publics et privés développeront un projet « unique, car tous les métiers de bouche et du service seront représentés ». Ce projet collectif a pour aussi pour but de développer « l’hybridation entre les métiers et l’innovation ». La convention instituant le GIP, le choix des concours auxquels ce centre national préparera les talents et la constitution des équipes « espoirs » devrait être arrêtée avant fin 2024.